Le meilleur été
Dans notre maison de la plage…Un nouveau jour commence encore, le soleil lance ses premiers rayons sur mon visage et un bruit gênant me réveille : c’est le chant des oiseaux, j’ouvre mes yeux et j’essaye de me souvenir de l’endroit ou je suis, jusqu'à ce que j’entends le bruit sordide des vagues qui viennent mourir sur le sable, alors je me met debout et la première chose que je regarde c’est la mer, majestueuse d’un bleu éclatant, elle me réclame, mais c’est pas le moment d’ y aller. Encore étourdi, je descends les escaliers et je cherche ma mère, je l’appelle plusieurs fois, mais comme chaque matin elle est dans notre jardin occupée avec ses plantes, elle n’a même pas conscience de ma présence, elle arrose et taille chaque fleure ; chaque rose ; chaque géranium avec une telle passion, un sentiment d’amour comparable à celui d’une mère pour ses petits enfants, à ce moment là elle est heureuse, et mon père devant elle, assis sur une chaise de bois, journal à la main, il prends sont bain de soleil matinal. Apparemment toute la famille a trouvé son bonheur mais pas moi. Alors je sors de la maison pour aller à la mer car c’est elle, la seule, qui me comprend et connaît mes sentiments. Je cours à toute vitesse les centaines de mètres qui séparent ma maison de la plage et je me trouve là, devant un sable doré qui a à Paine commencé à se chauffer par le jeune soleil du matin. Le vent est frais, le ciel est bleu et sans nuages, la plage est déserte, et les vagues heurtent avec violence les rochés, jolie paysage pour une âme solitaire qui cherche encore le sens de son existence. Je m’assois sur le sable et je contemple chaque mouvement de la mer, chaque vague qui naît du rien et commence à grandir petit à petit jusqu'à finir sur les récifs du grand roché ou sur la cote, et tout cela crée en moi un sentiment de plaisir, un bonheur éphémère et fugace que j’accepte à défaut d’un bonheur éternel. J’avance vers la mer et je me fais engloutir complètement par les vagues, je me submerge au fond de l’océan pour voir les coraux et les oursins et je remonte encore à la superficie, et rien ne peut empêcher les vagues de me faire chavirer comme un petit bateau laissé dans les mains du destin. Après un bon moment je me trouve très loin de l’endroit ou j’été et je nage contre le courant pour sortir. Allongé sur le sable et terrassé par la fatigue, je commence à réfléchir à tout cela, je pense à l’existence, au sens de ce que nous faisons chaque jour, la monotonie règne dans ma vie et immerge toujours mon existence dans l’absurdité et le vulgaire, et je me demande si on est condamné à boucler toujours nos jours, nos heurs, notre temps et nos actions. Une telle situation mérite un bon moment de méditation. Alors que la réponse et triviale : on est né pour mourir, mais notamment, j’en suis pas convaincu, ou plutôt je n’en veux pas me convaincre car pour moi le cycle de la vie est acceptable si chaque jour de notre existence diffère de l’autre et ainsi notre vie sera bâti sur l’action et l’innovation pour atteindre un bonheur durable. J’ouvre les yeux encore et sur mes lèvres se dessine un sourire car je comprends que je commence à délirer, la vie est faite comme ça, l’homme inondé dans sa paresse, construit ses actions sur la routine et la monotonie, et aime vivre dans l’oisiveté qui débouche presque toujours sur la perte de sens de son existence, et il se demande toujours à propos du bonheur des autres, mais rapidement il trouve une vulgaire réponse irréfléchi juste pour calmer sa douleur : « ah, les autres ont de l’argent ». Ne sois pas trompé, le bonheur ne peut être acheter ni louer. Alors je médite encore sur d’autres moyens ultimes pour être heureux et sortir de cette mélancolie qui corrode mon âme. L’amour est une voie à envisager, mais pourquoi ce sentiment si aimable à la vue doit être si tyrannique ? De plus l’amour des jeunes hommes n’a pas sa vraie résidence dans leurs cœurs mais dans leurs yeux, et ainsi il se crée une situation qui tend vers le pathétique et le ridicule. Par ailleurs, J’ai cherché l’amour dans plusieurs cœurs mais toujours la quête est vaine et parfois le processus est une scène théâtrale oũ règne le pathétique absolu et dont le dialogue est un quiproquo constant, une comédie qui débouche toujours sur l’absurde. De plus, quand on conquit le cœur de la personne aimée on perd le feu de la passion et on devient passif : sentiment instinctif de l’être humain envers la monotonie, même pour la compagnie d’une femme. Alors, pour ne plus me tourmenter, je me lance sur la voie de l’espoir et l’espérance, deux sentiments qui n’abandonnent jamais ni le riche ni le pauvre, et toujours sont loyales à l’homme. Toujours j’ai l’espérance dans un futur meilleur, je confère tout mon bonheur au destin : depuis que je me souviens, j’ai toujours dis que le prochain été sera inoubliable ; la prochaine année sera extraordinaire ; je connaîtrai des gens exceptionnels ; cupide aura enfin pitié de moi… tant de rêves qui s’évaporent dés l’arrivé du temps ou de la situation attendue. Ainsi je peux conclure que le bonheur humain n’existe pas et qu’on n’est jamais heureux, notre bonheur et le silence du malheur : on fait semblant d’être heureux mais en réalité on ne fait que laisser couler le temps avec le minimum de dégâts possibles. Mais vous allez dire que je me contredit, car j’ai déjà parlé de ma mère qui trouve son bonheur dans la maintenance de ses plantes, mais ne confondez pas le bonheur avec le plaisir car ce sont deux choses toute à fait différentes : quand ma mère finit son arrosage elle tombe dans la nonchalance due à la monotonie et elle met tout son espoir dans le lendemain où ses plantes seront assoiffées et demanderont son arrosage. De plus, le bonheur est comme un objet qu’on voit dans la vitrine d’un magasin, tout beau, mais quand on l’achète et on l’amène chez soi, ce n’est plus ce qu’il été dans la vitrine, maintenant il a une autre forme moins jolie et d’un goût amère. Donc il ne reste qu’à dire que le bonheur humain est une vision futuriste, que notre bonheur se nome espérance, et qu’a la fin je comprends le sens de l’existence : la vie et toutes ses malheurs et circonstances n’est qu’un prétexte pour espérer le bonheur éternel qui n’aura lieu qu’après notre mort et notre jugement final. Ainsi j’ouvre les yeux et je constate que le temps a passé vite, que le soleil est entrain de se coucher devant mes pupilles en illuminant l’horizon, et que mes réflexions n’ont rien changé à ce monde, alors je me met debout et je me lance une dernière fois dans l’eau, je nage, mais cette fois avec plus de sérénité et moins de douleur car je comprends que la vie est faite comme ça, il faut travailler pour survivre et que c’est dans l’action que la vie est supportable ; mais je sais q’il y a des choses dans le sens de l’existence qui m’échappent voire me dépassent, mais ce qui est important c’est qu’il faut vivre, alors vivez. Un nouveau jour commence encore…
L’ataraxie est le seul bonheur terrestre envisageable.
Auteur
Rkaina Mhamed
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parfois le bonheur est près de toi,donne toi le temps de le sentir et de le voir.regarde autour de toi.le bonheur est la chaque jour mais tu ne le vois pas.on dit l argent ne fait pas le bonheur.